Un peu d'Histoire sur la région.

Archives de l'ain

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Le site web des archives de l'ain vous permet d'acceder à de nombreux documents comme :
- Cadastre (10)
- Cartes postales (22)
- Doléances de 1789 (1)
- Listes électorales (14)
- Etat civil (287)
- Recensement de population (10)

Remontons l'histoire ...

Antiquité

Peu de sources attestent d'une présence gallo-romaine sur le territoire de Haut-Valromey, néanmoins de nombreux édifices gallo-romains ont été découverts dans la proche région ; à titre d'exemple l'aqueduc romain de Vieu datant probablement de la seconde moitié du IIe siècle est situé à environ 10 km d'Hotonnes, à « vol d'oiseau ». À proximité de Vieu toujours, des photos aériennes ont permis de déceler qu'un théâtre gallo-romain se trouvait le long de la voie romaine. 


  • Epoque préhistorique

Quelques découvertes ont été éffectuées, notamment celles de sépultures de l'âge du bronze aux grottes du Pic, à Songieu. 


  •  Gaule indépendante

Aux côtés des premiers occupants, s'est implantée une tribu celtique présumée appartenir au peuple des Allobroges. Vieu paraît avoir été alors un foyer des cultes très anciens du soleil et de l'eau (cette dernière, fontinisée à l'Adoue) ainsi que celui de Sucellus, le petit dieu au maillet. 


  •  Gaule romaine

Comme son nom et trois inscriptions des IIème ou IIIème siècle après J.C. en témoignent, Vieu était le "vicus" (bourg) "Venetonimagus", la capitale sans doute du pays, avec la présence d'un aqueduc souterrain, de temples dont l'un au dieu perse Mithra). En 1974, ont été mis au jour à Ossy (Champagne) les vestiges d'un édifice, un temple sans doute, et les restes de quatre tombes. Les propriétaires des "villas" (domaines) ont laissé leurs noms à de nombreux villages. Exemple : Rufius (Le lynx, en gaulois) ou Rufus (Le roux, en latin), pour Ruffieu. Le Valromey a pris pour l'essentiel, dès cette époque, sa configuiration actuelle.




Avant la conquête romaine, la majeure partie du département de l’Ain était occupée par les Sébusiens (Sebusiani) et par les Ambarres (Ambarri) ; ces derniers étaient alliés et clients de l’importante peuplade des Éduens. Les noms des villes d’Ambérieu et d’Ambronay nous rappellent les anciens Ambarres, et il reste encore dans le département de nombreux vestiges de l’époque celtique ; on retrouve journellement des tombeaux, des haches de pierre qui servaient aux sacrifices des druides, des dolmens, pierres levées ou plantées, et des médailles, parmi lesquelles il en est qui rappellent le soulèvement des Gaules par Vercingétorix, et d’autres qui constateraient le passage ou le séjour d’Annibal, quand il franchit les Alpes pour porter ses armes en Italie.


  •  Migrations barbares

Elles ont débuté vers le IIIème siècle et ont sans doute été la cause de la destruction de Vieu par le feu, révélée par les fouilles. Au Vème siècle, les Burgondes se sont établis pacifiquement dans la région.
Plusieurs de leur tombes ont été mises au jour : à Artemare (en provenance du hameau de Cerveyrieu, l'une d 'elles, en lauses dressées sur chant, a été transportée au musée, à Lochieu), à Champagne (sarcophage en plomb en attente d'exposition), et à Songieu.

    

Gravure du xiie siècle de Nicolas Sanson où apparaît le mandement du Valromey (à droite, surligné en bleu)

Moyen Âge


Au Moyen Âge, les villages de la commune appartiennent au Valromey qui, comme le pays de Vaud, sera acquis par Amédée VI de Savoie, après la signature avec la France, du Traité de Paris en 1355, fixant les limites du Duché de Savoie et du Dauphiné.

  • Féodalité et Etat savoyard

Après trois siècles d'anarchie féodale, les comtes puis les ducs de Savoie ont fait du Valromey un domaine direct de l'Etat savoyard. Un châtelain les représentait à la citadelle de Châteauneuf (à Songieu). Le Valromey est apparu dans les textes sous les noms de Verrumensi (1110), Veromensi (1142), Verrometum (1169), dérivant sans doute de Venetonimagus (ou plus anciennement de Vernemetonimagos : Marché du Grand Sanctuaire ? ). Vers 1140 a été édifié la chartreuse d'Arvières, avec Arthaud (à qui sera conférée la sainteté), comme premier prieur. Du XIIème au XVème siècle ont commencé à se construire la plupart des églises valromeysanes en pierre. De 1501, date à Lochieu, la maison qui deviendra le Musée rural du Valromey.

  • Valromey français

Après avoir été occupé de 1536 à 1559 par François 1er et Henri II, et de 1595 à 1601 par Henri IV, le Valromey est devenu définitivement français par le traité de Lyon du 17 janvier 1601 en même temps que la Bresse, le Bugey et le Pays de Gex. En 1605 Mgr François de Sales, évêque de Genève-Annecy (qui sera canonisé en 1665) a effectué une importante visite pastorale. 

En 1612, Honoré d'Urfé, l'auteur de "L' Astrée", en héritant de sa mère, née Renée de Savoie, devint le 1er marquis du Valromey (Verromey, en patois local, que traduiront par "Vallis Romana", qui est un non-sens, des érudits latinistes).

De 1764 à 1991, existait au centre de Champagne, l'imposante " Maison des douanes " bâtie par la " Ferme générale " pour la perception de la gabelle. Après la suppression de cet impôt sous la révolution, l'édifice abrita des douaniers jusqu'au rattachement de la Savoie voisine à la France, en 1860.  

Renaissance

Articles connexes : Traité de Lyon (1601) et Honoré d'Urfé.

Le 17 janvier 1601, le traité de Lyon rattache le Valromey, et donc les quatre villages de Haut-Valromey, à la France. Ce traité entre le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie et le roi Henri IV de France intègre également à la France, la Bresse, le Bugey (à l'époque, explicitement distingué du Valromey) et le pays de Gex. Seigneur de Châteauneuf et de Virieu, Honoré d'Urfé doit prêter allégeance à son nouveau suzerain, le roi de France. Devant le représentant du roi, le 18 avril 1602, Honoré d'Urfé donne l'aveu et le dénombrement de ses seigneuries de Châteauneuf, de Virieu-le-Grand et de Senoy. Par la suite, ces trois seigneuries sont regroupées dans le comté de Valromey.


  • De la révolution au second Empire


La chartreuse d'Arvières, vendue comme bien national, est tombée en ruine.
Brillat-Savarin (1755-1826), de Belley, député aux états généraux, auteur de la "Physiologie du goût" aimait séjourner dans la gentilhommière familiale de Vieu.


Ont servi aux armées : le général, maréchal de camp, La Batie (Vieu), le général, baron d'Empire, Baillod (Songieu), l'intendant militaire, baron de Rostaing (Talissieu). Le baron Louis Costaz (Champagne) fut un éminent égyptologue sous Napoléon 1er.


  • Guerre de 1870-1871

Il y eut 40 tués en quelques mois pour le seul canton de Champagne (plaque commémorative à la mairie du chef-lieu).


XIXe et XXe siècles
 Seconde Guerre mondiale

  • Guerre de 1914-1918

409 Valromeysans ont été tués, sur une population qui comptait 8148 habitants au recensement de 1911. Un monument aux morts a été érigé dans chaque commune, à leur mémoire.


Ruffieu - Livres d'or 14/18


  • Guerre de 1939-1945


Localisation des principaux maquis de l'Ain

L'un des camps des maquis de l'Ain et du Haut-Jura, le « camp du Pré-Carré » était situé à Hotonnes (au nord du bourg). Ce camp créé par Jean-Pierre De Lassus a compté jusqu'à cinquante hommes. 

Jean-Pierre de Lassus (dit Legrand) témoigne ainsi de l'activité du Pré-Carré :
« Au printemps de 1943, le maquis bien armé que j'avais constitué dépendait des forces de l'armée secrète, dont, dans ce département, le colonel Romans était le chef et mon camarade de promotion de Saint-Cyr; Girousse, l'adjoint. Le 11 novembre 1943 je participais, à la tête de mes maquisards, au défilé militaire d'Oyonnax. La ville avait été isolée téléphoniquement du reste du département. Le colonel Romans et les autorités régionales déposaient une gerbe au monument aux morts : « Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18 », pendant que 120 maquisards, en tenue impeccable, rendaient les honneurs. »

La seconde guerre mondiale a causée 160 victimes : 5 en captivité (sur 50 prisonniers), 14 du fait de l'Occupation, 68 de la Résistance, 50 de la Déportation, 23 des combats au front. Des maquis se sont formés dans le haut Valromey au cours de l'été 1943, en liaison avec des groupes de l'armée secrète (A.S.) locale.

En septembre, un coup de main sur un "Chantier de jeunesse", à Artemare, a permis de se procurer des équipements. Des maquisards du Valromey ont ainsi participé en uniformes, au fameux défilé du 11 novembre à Oyonnax.

Un accrochage s'est déroulé le 2 février 1944 à Ruffieu et une embuscade le 13 juin à Samonod (Belmont-Luthézieu). Le hameau de Saint-Maurice, à Charancin (Sutrieu), a été incendié par les Allemands le 15 juin. Des incursions de l'armée d'occupation ont encore été très meurtrières en juillet. Un monument, près de Bioléaz (Belmont-Luthézieu) en bordure de la route du col de la Lèbe, et une vingtaine de stèles ou de plaques, sur les lieux où des Résistants ont été abattus, sont là pour témoigner.

MAQUIS DE L'AIN ET DU HAUT-JURA 


Le Mémorial des maquis de l'Ain et de la Résistance ou Mémorial du Val d'enfer, 

est un mémorial réunissant un monument commémoratif et un cimetière, situé à Cerdon, dans l'Ain, en France.


Le monument aux 700 morts des maquis de l'Ain et du Haut-Jura a été érigé au lieudit "Val d'enfer", dans un virage de la RN 84, au-dessus du village de Cerdon. Il est placé dans un cadre grandiose et sauvage, sorte d'amphithéâtre fait de rochers et de verdure. Une statue imposante haute de dix-sept mètres en pierre du Gard représente la France debout, se libérant de ses chaînes, sous les traits d'une femme qui semble jaillir de la montagne. Sur le flanc ouest du monument figure une phrase empruntée au poète Aragon : "Où je meurs renaît la patrie". Au pied de la statue est inhumé un maquisard inconnu qui est le symbole des "Combattants de l'ombre". A l'est du monument s'étend le cimetière où reposent quatre-vingt-neuf maquisards morts au combat, dont trente-six inconnus. Parmi les cinquante-trois autres tombes, on trouve trente-six Français, quelques noms de chefs : Albert Chambonnet "Didier", Edouard Bourret "Brun", Charles Blétel...et un certain nombre d'étrangers : sept Espagnols, deux Polonais, deux Italiens, un Russe, cinq Nord-Africains, venus combattre sur notre sol et reposant au pied du mât où flotte le drapeau tricolore.


  • Opérations d'Indochine (1946-1954) et d'Algérie (1954-1962)

Elles ont entraîné la mort de 7 enfants du Valromey : 4 en Indochine (1 lieutenant, 1 adjudant-chef et 2 caporaux de carrière) et 3 en algérie (1 médecin-aspirant et 2 soldats du contingent).

XXIe siècle

  • Période contemporaine

Les exploitations agricoles, de moins en moins nombreuses, deviennent de grandes propriétés où s'élèvent d'importants troupeaux de vaches laitières. Moulins, scieries, fruitières (y compris la dernière, celle de Rufieu, au 1er novembre 1991) et écoles de petits villages, disparaissent. Mais un centre de secours et un collège fonctionne à Artemare. Des établissements pour handicapés ont été fondés à Virieu-le-Petit et à Talissieu; ils accueillent aussi des personnes âgées.


Le tourisme se développe avec, entre autres, la station d'hiver et d'été des Plans d'Hotonnes, les pistes de ski du Petit et du Grand-Abergement, les campings de Champagne et d'Artemare (tous deux avec piscine) et de Songieu (avec un immeuble d'hébergement), le refuge de la " Grange d'en haut " à Brénaz. Le Grand Colombier, qui arbore sa troisième croix (alors que la première avait été dréssée il y a juste un siècle), est enjambé depuis deux décennies, par la plus haute route du département de l'Ain. A proximité, le Syndicat intercommunale du Colombier a installé une table d'orientation. Un musée a été créé en 1974 à Lochieu, par l'association "Sites et monuments du Valromey".


  • Anciennes communes formant Haut Valromey.

La création de la nouvelle commune de Haut Valromey, entérinée par l'arrêté du 29 septembre 2015, a entraîné la transformation de quatre anciennes communes (Le Grand-Abergement, Hotonnes, Le Petit-Abergement et Songieu) en « communes déléguées », opération entrée en vigueur le 1er janvier 2016. Avec une superficie de plus de 107 km2, la commune est la plus vaste du département de l'Ain.


  • Démographie

Le Valromey compte 17 communes (les 14 du canton de Champagne et 3 de celui de Brénod) . La population a atteint son chiffre culminant en 1841 avec 11.227 habitants, puis à régulièrement baissé jusqu'à 4.458 en 1975. Actuellement, cet exode rural d'un exemple typique, paraît avoir été stoppé dans l'ensemble, puisqu'on a dénombré 4.549 habitants en 1982 et 4.668 en 1990.

Le Valromey est maintenant composé de 15 communes qui font partie du canton d'Hauteville suite au nouveau découpage territorial de 2015.


Livres

Le château de Ruffieu en Bugey Ses seigneurs et leurs alliances. Armorial.


  • CHATEAU DE RUFFIEU
  • RUFFIEU
  • CHATEAU DE RUFFIEU
  • CHATEAU DE RUFFIEU


Recherches Historiques Sur Le Départment De L'Ain